Respire est une chanson écrite, composée et interprétée par le groupe Mickey 3D en 2003. Elle délivre un message écologiste .Le texte de la chanson s'adresse à un « gamin » pour l'alerter sur l'état du monde que les adultes vont lui laisser
Approche-toi petit, écoute-moi gamin Je vais te raconter l'histoire de l'être humain Au début y avait rien, au début c'était bien La nature avançait, y avait pas de chemin Puis l'homme a débarqué avec ses gros souliers Des coups de pieds dans la gueule pour se faire respecter Des routes à sens unique il s'est mis à tracer Les flèches dans la plaine se sont multipliées Et tous les éléments se sont vus maîtrisés En deux temps trois mouvements l'histoire était pliée C'est pas demain la veille qu'on fera marche arrière On a même commencé à polluer les déserts
Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire
D'ici quelques années on aura bouffé la feuille Et tes petits-enfants ils n'auront plus qu'un œil En plein milieu du front ils te demanderont Pourquoi toi t'en as deux, tu passeras pour un con Ils te diront "comment t'as pu laisser faire ça" T'auras beau te défendre leur expliquer tout bas C'est pas ma faute à moi, c'est la faute aux anciens Mais y aura plus personne pour te laver les mains Tu leur raconteras l'époque où tu pouvais Manger des fruits dans l'herbe allongé dans les prés Y avait des animaux partout dans la forêt Au début du printemps, les oiseaux revenaient
Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire Il faut que tu respires, c'est demain que tout empire Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire
Le pire dans cette histoire c'est qu'on est des esclaves Quelque part assassin, ici bien incapable De regarder les arbres sans se sentir coupable À moitié défroqués, cent pour cent misérables Alors voilà petit, l'histoire de l'être humain C'est pas joli joli, et j'connais pas la fin T'es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou Qu'on remplit tous les jours comme une fosse à purin
Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire Il faut que tu respires, c'est demain que tout empire Tu vas pas mourir de rire, et ça c'est rien de le dire
Il faut que tu respires Il faut que tu respires Il faut que tu respires Il faut que tu respires
Elle nous a donné tous les signes Les feux, les orages et les pluies Elle nous a dit "je suis fragile" Je suis le jour, je suis la vie
Tous les "hey ho" nous ont réveillés La terre a parlé, nous a décidé Tous les "hey ho" nous ont réveillés Le temps est venu de se réinventer
Ensemble demain Ensemble plus loin Ensemble demain Demain, le mien et le tien
C'est un abris c'est une maison-mère Elle nous accueille, laissons-la respirer On veut garder les pieds sur terre Chasser les tempêtes Tout recommencer
Tous les "hey ho" nous ont réveillés La Terre a parlé, nous a décidé Tous les "hey ho" nous ont réveillés Le temps est venu de se réinventer
Ensemble demain Ensemble plus loin Ensemble demain Demain, le mien et le tien
Mais il est encore temps, l'histoire n'est pas finie (Mais il est encore temps, l'histoire, n'est pas finie) Les enfants sont demain et le monde s'avise (Les enfants sont demain et le monde s'avise) Les cœurs à ciel ouvert, il suffit d'y croire Tu sais, la Terre absorbe Toutes les idées noires
Ensemble demain Ensemble plus loin Ensemble demain Demain le mien et le tien
Elle nous a donné tous les signes Les feux, les orages et les pluies Elle nous a dit je suis fragile Je suis le jour, je suis la vie
(...)
D'autres titres de l'abum "La Marfée" dans le blog
J’ai dans la tête plein de préjugés Je suis moi-même un préjugé Tout ce qu’il y a autour n’est pas tout le temps tout rose Je suis moi-même tout rose Si je pouvais je me refermerais en hiver Mais faut toujours payer le loyer Et l’électricité La fée électricité Inventée par Thomas Edison, en 1879
Allez expliquer ça à un poisson-chat Qui lance des décharges électriques Allez expliquer ça à un orage au large du Mexique
On nous ment (x4) J’écris des chansons d’amour, c’est gênant On nous ment (x4) Je les écris avec mon sang
J’ai dans la tête, le bruit des anémones L’augmentation du prix des trombones J’ai fantasmé bien des choses Je suis moi-même une chose, rose et pas rose à la fois Je vais me noyer dans les nénuphars Être la cinquième roue du carrosse du roi
Je pense aux gens qui existent pas encore Qui inventeront des choses qui existent pas encore Qui le clameront haut et fort Qui clameront qui sont les plus forts
Allez expliquer ça à l’Himalaya Qui pèse bien lourd sur la Terre Allez expliquer ça au corona Qui pourtant revient chaque hiver
On nous ment (x4) J’écris des chansons d’amour, c’est gênant On nous ment (x4) Je le fais contre le gouvernement
HK et Les Saltimbanks est un groupe de musique populaire français, originaire de la métropole lilloise. Ils sont particulièrement connus pour leurs textes engagés traitant des luttes sociales, des inégalités et de l'environnement.
Refrain
Petite Terre où j’ai grandi Petite Terre qui m’a vu naître Petite Terre, petit pays Petite Terre de nos ancêtres
Gaïa, Gaïa, Gaïa
Refrain (x2)
Petite Terre, tu as grandi Dans ce gigantesque univers À l'endroit précis où le gris Se colore de bleu et de vert Que fais-tu là, c’est incroyable ? Petite fleur en plein désert Et nous voilà dans cette fable Enfants de la Terre nourricière
Refrain
Petite-Terre, petite toux Petite fièvre de rien du tout C’est ce que les humains te disent Pour s'affranchir de leurs bêtises Nous avons brisé l’équilibre Quand nous nous sommes accaparés Tout ce qui respire et qui vibre Sans jamais penser à l’après
Refrain
Se pourrait-il que l’on se souvienne Tu es l’horizon et le ciel L’eau que l’on boit à la fontaine Notre sol et notre sel Pour toi je ne m'en fais pas tant Tu en verras bien des printemps Car il pleuvra comme il a plu Quand les humains auront vécu
Refrain (x3)
Petite Terre, tu tournes tournes tournes tournes tournes Dans l’univers immense, tu danses, tu danses
C'est vrai qu'il fait un temps superbe Pour un dimanche de février Y'a ceux qui bronzent déjà sur l'herbe Et ceux qui s'inquiètent des degrés
Les éléments sont en colère Et les décideurs font la loi Quand un expert montre la terre L'industriel regarde le doigt
Et quand il rentre à la maison Il dit : « Franchement, y'a plus de saisons »
Pendant que des mecs en costards Nous garantissent que tout va bien On se demande s'il est trop tard Et ce qu'on peut faire au quotidien
Tous ensemble sur le même bateau Les femmes et les enfants d'abord Y'a qu'à regarder les infos Les drames, les ouragans dehors
Les incendies sont en option Non mais franchement, y'a plus de saisons
Y'a plus de saisons Y'a plus de saisons C'est ma grand-mère qui avait raison Y'a plus de saisons Y'a plus de saisons Le ciel est noir à l'horizon
On se dit que l'homme est capable Autant du meilleur que du pire Et toutes ces images nous accablent Quand un autre continent transpire
On a construit les grands musées Des cathédrales et des jocondes On va quand même pas préserver La beauté naturelle du monde
Y'a pas urgence de toutes façons Les océans vous le diront
Y'a plus de saisons Y'a plus de saisons C'est ma grand-mère qui avait raison Y'a plus de saisons Y'a plus de saisons Le ciel est noir à l'horizon
On regarde nos mômes jouer aux billes Dans les caniveaux de la planète On s'inquiète du soleil qui brille Comme une épée au-dessus de leur tête
Qu'est-ce qu'il en sera dans cent ans ? Est-ce que la Terre pourra tourner Quand leurs automnes seront nos printemps Quand leurs hivers seront nos étés ?
Et aux futures générations Est-ce qu'on va demander pardon ?
Y'a plus de saisons Y'a plus de saisons C'est ma grand-mère qui avait raison Y'a plus de saisons Y'a plus de saisons Le ciel est noir à l'horizon
Y'a plus de saisons Y'a plus de saisons C'est ma grand-mère qui avait raison Y'a plus de saisons Y'a plus de saisons Le ciel est noir à l'horizon
Nos responsables, irresponsables N'ont que faire de notre avenir, préfèrent l'élection à venir Corvéables, corps et âmes A la solde des intérêts, de ceux qui n'ont pas intérêts A c'que ça change, comme c'est étrange La planète peut bien suffoquer, eux répètent comme des perroquets Leurs blablabla, devant les caméras Larmes aux yeux et mains sur le cœur, applaudissez le jeu d'acteur !
Alors on change ? Qu'est ce qu'on attend ? On n'a pas de terre de rechange, on n'a plus l'temps de faire semblant Alors on s'lance On laisse plus faire On aura pas de deuxième chance, pas de plan B, pas d'autre Terre
C'est la panique, cataclysmique Les grandes firmes la jouent septique, face au chamboulement climatique A cours d'essence, et de bon sens Leur cupidité n'a d'égale, que leur bêtise monumentale Voudraient qu'on court, qu'on reste sourd Qu'on face semblant de ne pas savoir, qu'on ferme les yeux pour ne pas voir Leur coffre-fort, leur petit confort Tout le reste est sans importance, la vie d'nos gosses, ils s'en balancent
Alors on change ? Qu'est ce qu'on attend ? On n'a pas de terre de rechange, on n'a plus l'temps de faire semblant Alors on s'lance On laisse plus faire On aura pas de deuxième chance, pas de plan B, pas d'autre Terre
Pendant ce temps, c'est trop tentant De s'exiler au paradis, où l'argent propre est interdit C'est l'occasion, c'est l'évasion Des îles Marshall à Macao, du Panama à Tobago Alerte rouge, personne ne bouge A part quelques fous en vélo, Alter-mondialiste écolos Sonneurs d'alerte, et fiers de l'être C'est le système qu'il faut changer, c'est lui qui nous met en danger
Alors on change ? Qu'est ce qu'on attend ? On n'a pas de terre de rechange, on n'a plus l'temps de faire semblant Alors on s'lance On laisse plus On aura pas de deuxième chance, pas de plan B, pas d'autre terre