Francis Cabrel : Je l’aime à mourir ( lyrics vidéo officielle )
Francis Cabrel : Je l’aime à mourir ( lyrics vidéo officielle )
Au début des années 80, Francis Cabrel, devenu parisien, est installé dans l'une des immenses tours de la Défense.
Le poète d’Astaffort a bien du mal à se fondre dans sa nouvelle vie de citadin. Il décrit son profond désarroi dans « Répondez-moi » en se livrant à une comparaison ville/campagne pour souligner le bien être qu'il a perdu…
Album : Carte postale ( 1981 )
Je vis dans une maison sans balcon, sans toiture
Où y’a même pas d’abeilles sur les pots de confiture
Y’a même pas d’oiseaux, même pas la nature
C’est même pas une maison
J’ai laissé en passant quelques mots sur le mur
Du couloir qui descend au parking des voitures
Quelques mots pour les grands
Même pas des injures
Si quelqu’un les entend
Répondez-moi
Répondez-moi
Mon cœur a peur d’être emmuré entre vos tours de glace
Condamné au bruit des camions qui passent
Lui qui rêvait de champs d’étoiles, de colliers de jonquilles
Pour accrocher aux épaules des filles
Mais le matin vous entraîne en courant vers vos habitudes
Et le soir, votre forêt d’antennes est branchée sur la solitude
Et que brille la lune pleine
Que souffle le vent du Sud
Vous, vous n’entendez pas
Et moi, je vois passer vos chiens superbes aux yeux de glace
Portés sur des coussins que les maîtres embrassent
Pour s’effleurer la main, il faut des mots de passe
Pour s’effleurer la main
Répondez-moi
Répondez-moi
Mon cœur a peur de s’enliser dans aussi peu d’espace
Condamné au bruit des camions qui passent
Lui qui rêvait de champs d’étoiles et de pluies de jonquilles
Pour s’abriter aux épaules des filles
Mais la dernière des fées cherche sa baguette magique
Mon ami, le ruisseau, dort dans une bouteille en plastique
Les saisons se sont arrêtées aux pieds des arbres synthétiques
Il n’y a plus que moi
Et moi, je vis dans ma maison sans balcon, sans toiture
Où y’a même pas d’abeilles sur les pots de confiture
Y’a même pas d’oiseaux, même pas la nature
C’est même pas une maison
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Cette chanson marque l'opposition du chanteur à la corrida.
Francis Cabrel adopte le point de vue du taureau lui-même, donnant une voix à l'animal qui est traditionnellement considéré comme une victime sans parole dans ce spectacle.
Les paroles décrivent les sensations et les émotions du taureau alors qu'il est confronté à sa mort imminente dans l'arène. La chanson dénonce la cruauté de la corrida et met en lumière les souffrances infligées aux animaux pour le divertissement humain.
Depuis le temps que je patiente
dans cette chambre noire
J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante
Au bout du couloir
Quelqu'un a touché le verrou
Et j'ai plongé vers le grand jour
J'ai vu les fanfares, les barrières
Et les gens autour
Dans les premiers moments j'ai cru
Qu'il fallait seulement se défendre
Mais cette place est sans issue
Je commence à comprendre
Ils ont refermé derrière moi
Ils ont eu peur que je recule
Je vais bien finir par l'avoir
Cette danseuse ridicule
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Andalousie, je me souviens,
Les prairies bordées de cactus
Je vais pas trembler devant
Ce pantin, ce minus !
Je vais l'attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil
Ce soir, la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
J'en ai poursuivi des fantômes
Presque touché leurs ballerines
Ils ont frappé fort dans mon cou
Pour que je m'incline
Ils sortent d'où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier ?
J'ai jamais appris à me battre
Contre des poupées
Sentir le sable sous ma tête
C'est fou comme ça peut faire du bien
J'ai prié pour que tout s'arrête
Andalousie je me souviens
Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je pensais pas qu'on puisse autant s'amuser
Autour d'une tombe
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?...
Sí, sí hombre, hombre
Baila, baila
Hay que bailar de nuevo
Y mataremos otros
Otras vidas, y otros toros
Y mataremos otros
venga venga baila
y mataremos otros
Venga venga baila ...
Francis Cabrel-La Corrida (Clip officiel)
Album: Quelqu'un de l’intérieur ( 1983 )
Elle parle comme l’eau des fontaines
Comme les matins sur la montagne
Elle a les yeux presque aussi clairs
Que les murs blancs du fond de l’Espagne
Le bleu nuit de ses rêves m’attire
Même si elle connait les mots qui déchirent
J’ai promis de ne jamais mentir
À la fille qui m’accompagne
Au fond de son jeu de miroirs
Elle a emprisonné mon image
Et même quand je suis loin le soir
Elle pose ses mains sur mon visage
J’ai brûlé tous mes vieux souvenirs
Depuis qu’elle a mon cœur en point de mire
Et je garde mes nouvelles images
Pour la fille avec qui je voyage
On s’est juré les mots des enfants modèles
On se tiendra toujours loin des tourbillons géants
Elle prendra jamais mon cœur pour un hôtel
Je dirai les mots qu’elle attend
Elle sait les îles auxquelles je pense
Et l’autre moitié de mes secrets
Je sais qu’une autre nuit s’avance
Lorsque j’entends glisser ses colliers
Un jour je bâtirai un empire
Avec tous nos instants de plaisirs
Pour que plus jamais rien ne m’éloigne
De la fille qui m’accompagne
On s’est juré les mots des enfants modèles
On se tiendra toujours loin des tourbillons géants
Je prendrai jamais son cœur pour un hôtel
Elle dira les mots que j’attends
Elle sait les îles auxquelles je pense
Et l’autre moitié de mes délires
Elle sait déjà qu’entre elle et moi
Plus y’a d’espace et moins je respire
Enregistré au Cirque Royal ( Bruxelles) les 23 et 24 Novembre 2004
Album Sarbacane 1989
Elle était déjà là bien avant
Que les camions ne viennent,
Elle tournait comme une enfant,
Une poupée derrière la scène.
C'était facile de lui parler,
On a échangé quelques mots,
Je lui ai donné mon passe
Pour qu'elle puisse entrer voir le show.
Elle s'est assise à côté de moi
Sur des caisses de bière,
Pendant que je mixais le son pour le groupe,
Sur la scène en arrière,
Elle les fixait à s'en brûler la peau,
Moi, je la trouvais tellement belle,
Après le dernier morceau,
Le batteur est parti avec elle.
Oh Rosie, tout est blanc,
Tes yeux m'éclairent,
De t'avoir eu un instant,
J'étais tellement fier,
Tout ce qu'il me reste à présent,
L'envie de tout foutre en l'air,
Et de recommencer la nuit
Rosie.
Je suppose j'aurais dû deviner,
Qu'elle venait pour les stars,
Et m'empêcher de l'imaginer
Dans mes bras plus tard,
Depuis tout le temps que j'en tremble,
Ce soir quand même j'ai compris,
Faut pas dire à qui je ressemble,
Faut dire qui je suis.
Oh Rosie, tout est blanc,
Tes yeux m'éclairent,
De t'avoir eu un instant,
J'étais tellement fier,
Tout ce qu'il me reste à présent,
L'envie de tout foutre en l'air,
Et de recommencer la nuit
Recommencer la nuit
Recommencer la nuit
Rosie..., Rosie... , Rosie..., Rosie...
Album Fragile 1980
Puisqu’on ne vivra jamais tous les deux
Puisqu’on est fous, puisqu’on est seuls
Puisqu’ils sont si nombreux
Même la morale parle pour eux
J’aimerais quand même te dire
Tout ce que j’ai pu écrire
Je l’ai puisé à l’encre de tes yeux
Je n’avais pas vu que tu portais des chaînes
À trop vouloir te regarder
J’en oubliais les mienne
On rêvait de Venise et de liberté
J’aimerais quand même te dire
Tout ce que j’ai pu écrire
C’est ton sourire qui me l’a dicté
Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves
Tu viendras toujours du côté
Où le soleil se lève
Et si malgré ça j’arrive à t’oublier
J’aimerais quand même te dire
Tout ce que j’ai pu écrire
Aura longtemps le parfum des regrets
Mais puisqu’on ne vivra jamais tous les deux
Puisqu’on est fous, puisqu’on est seuls
Puisqu’ils sont si nombreux
Même la morale parle pour eux
J’aimerais quand même te dire
Tout ce que j’ai pu écrire
Je l’ai puisé à l’encre de tes yeux
......
Activité FLE - Carmen Vera- Niveau B1 /B2
Le vent fera craquer les branches
La brume viendra dans sa robe blanche
Y aura des feuilles partout
Couchées sur les cailloux
Octobre tiendra sa revanche
Le soleil sortira à peine
Nos corps se cacheront sous des bouts de laine
Perdue dans tes foulards
Tu croiseras le soir
Octobre endormi aux fontaines
Il y aura certainement,
Sur les tables en fer blanc
Quelques vases vides et qui traînent
Et des nuages pris sur les antennes
Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'Octobre nous prenne
On ira tout en haut des collines
Regarder tout ce qu'Octobre illumine
Mes mains sur tes cheveux
Des écharpes pour deux
Devant le monde qui s'incline
Certainement appuyés sur des bancs
Il y aura quelques hommes qui se souviennent
Et des nuages pris sur les antennes
Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'Octobre nous prenne
Et sans doute on verra apparaître
Quelques dessins sur la buée des fenêtres
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être.
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être
........
Activité Carmen Vera , B1/B2 /Cliquer -Compléter -Le futur simple
La belle Toulouse se réveille dans son ballet d'autobus
C'est la même journée que la veille, la chaleur en plus
Quelques pigeons se poursuivent dans le ciel d'Arnaud Bernard
Tu mets un morceau de sicre dans ton café noir
Tu mets un morceau de sicre dans ton café noir
C'est un immense mystère, on est d'ici cent pour cent
Quand on part, y a rien à faire, on demande on revient quand?
C'est un courant magnétique ou c'est le fond de l'air, va savoir
Tu mets un morceau de sicre dans ton café noir
Tu mets un morceau de sicre dans ton café noir
Allez, chante, chante, ville ardente, bouge, ville noire et rouge
Ville où les motivés vivent, ville où les Claude se suivent
Ville fleuve, ville flamme, ville où Flo et Oli slamment
Ville debout, ville fière, ville qui a tout pour faire une capitale
Ici, tous les ballons sont ovales et n'importe qui dans la foule
Aura toujours dans sa malle un cochonnet et des boules
C'est une terre qui nous fabrique, on grandit dans son miroir
Tu mets un morceau de sicre dans ton café noir
Tu mets un morceau de sicre dans ton café noir
Ce passant qui se promène, les fées l'ont fait troubadour
Il a la tchatche soudaine, il a la tchatche tout court
C'est une urbaine musique qui vient du fond de l'histoire
Tu mets un morceau de sicre dans ton café noir
Ouais, tu mets un morceau de sicre dans ton café noir
Allez, chante, chante, ville ardente, bouge, ville noire et rouge
Ville où les motivés vivent, ville où les Claude se suivent
Ville fleuve, ville flamme, ville où Flo et Oli slamment
Ville debout, ville fière, ville qui a tout pour faire une capitale
La belle Toulouse se réveille dans son ballet d'autobus
C'est la même journée que la veille, la chaleur en plus
Album " Carte Postale " ( 1981 )
Elle, elle sort tout droit d'une aquarelle
Avec ses dentelles d'autrefois
Elle est belle comme un chemin de croix
Elle, les enfants l'appellent chandelle
Parce qu'elle tremble à chaque pas
Mais le prisonnier c'est moi
Si elle a peur, si elle a froid, moi aussi
L'hiver est fait pour que nos corps se serrent
Et se serrent sans bruit
Si elle a peur, si elle a froid, moi aussi
Chandelle, je suis le premier qui l'appelle
Le premier qui lui ouvre les bras
Comme si chez nous elle n'existait pas
Et d'elle, je reçois quelques nouvelles
Par les oiseaux qu'elle m'envoie
Je suis loin, loin, mais ne t'inquiète pas
Si elle a peur, si elle a froid, moi aussi
L'hiver est fait pour que nos corps se serrent
Et se serrent sans bruit
Si elle a peur, si elle a froid, moi aussi
Mais chacun de ses silences est mortel
Chacun de ses mots te porte au ciel
Hey, d'aussi loin que tu sois
Si tu m'entends, arrête-toi
Toi qui cours pour que ton corps soit transparent
Toi qui pleures que la vie te prend tout ton temps
Hey, d'aussi loin que tu sois
Si tu m'entends, arrête-toi
Chandelle, c'est ma chanson pour toi
Ma chanson pour toi
Chandelle, c'est toujours le soir de Noël
Quand elle revient vers chez moi
Et même je ne suis pas sûr qu'il ait fait nuit
Entre hier et aujourd'hui
Carte postale est le quatrième album de Francis Cabrel sorti en 1981.
A travers sa "Carte postale", Francis Cabrel ne cache pas ses
inquiétudes face à l'exode rural. Il est également chagriné par le
changement de comportements des villageois. En raison de l'arrivée de la
télévision, ces derniers perdent peu à peu le goût de communiquer
entre-eux, bafouant cette convivialité si chère au monde rural...
Paroles
Allumés les postes de télévision
Verrouillées les portes des conversations
Oubliés les dames et les jeux de cartes
Endormies les fermes quand les jeunes partent
Brisées les lumières des ruelles en fête
Refroidi le vin brûlant, les assiettes
Emportés les mots des serveuses aimables
Disparus les chiens jouant sous les tables
Déchirées les nappes des soirées de noces
Oubliées les fables du sommeil des gosses
Arrêtées les valses des derniers jupons
Et les fausses notes des accordéons
C'est un hameau perdu sous les étoiles
Avec de vieux rideaux pendus à des fenêtres sales
Et sur le vieux buffet sous la poussière grise
Il reste une carte postale
Goudronnées les pierres des chemins tranquilles
Relevées les herbes des endroits fragiles
Désertées les places des belles foraines
Asséchées les traces de l'eau des fontaines
Oubliées les phrases sacrées des grands-pères
Aux âtres des grandes cheminées de pierre
Envolés les rires des nuits de moissons
Et allumés les postes de télévision
C'est un hameau perdu sous les étoiles
Avec de vieux rideaux pendus à des fenêtres sales
Et sur le vieux buffet sous la poussière grise
Il reste une carte postale
Envolées les robes des belles promises
Les ailes des grillons, les paniers de cerises
Oubliés les rires des nuits de moissons
Et allumés les postes de télévision
« Le monde est sourd », le clip officiel disponible pour la première fois en version restaurée.
Pendant qu’on se promène
L’enfant pour cinq francs la semaine
Vient broder des survêts
Pour l’homme blanc qui golfe en voiturette
Sale temps sur la planète
Oh le drôle, le drôle de temps
Porter secours c’est défendu
Le monde autour est sourd, bien entendu
Chercheur contre nature
Truqueur, sur l’honneur qui jure
Faut pas que ça vous inquiète
J’ai bien connu l’animal mort dans votre assiette
Sale temps sur la planète
Oh le drôle, le drôle de temps
Porter secours c’est défendu
Le monde autour est sourd, bien entendu
Tricheur à la tribune,
Menteur amassant la fortune
Grimpeur dans la tempête
Rien que des doses d‘eau claire au fond de la musette
Sale temps sur la planète
Oh le drôle, le drôle de temps
Pas de témoin une fois de plus
Le monde autour est sourd, bien entendu
Cendrillon tombée d’un coin du Sahel
Perdue
Sur un bout de papier me lance un appel
Et dessus
Elle dit « C’est où exactement ?
C’est où exactement la Tour de Babel ? »
Monsieur sort de l’église
Heureux que les hommes fraternisent
Son fils qui lui fait la tête
Et lui qui court acheter le fusil et les fléchettes
Sale temps sur la planète
Oh le drôle, le drôle de temps
Porter secours c’est défendu
Le monde autour est sourd, bien entendu
Pendant qu’on se promène,
L’enfant pour cinq francs la semaine
Chercheur contre nature
Bien caché derrière sa devanture
Tricheur à la tribune
Et nous, tous les applaudir
Comme la lune
Comme la lune
" Presque rien ", le clip officiel disponible pour la première fois en version restaurée.
Chanson extraite de l’album Hors-Saison ( 1999 )
Paroles
Et voilà tout ce que je sais faire
Du vent dans des coffres en bambou
Des pans de ciel pour mettre à tes paupières
Et d'autres pour pendre à ton cou
C'est rien que du ciel ordinaire
Du bleu comme on en voit partout
Mais j'y ai mis tout mon savoir faire
Et toute notre histoire en dessous
Tu vois, c'est presque rien
C'est tellement peu
C'est comme du verre, c'est à peine mieux
Tu vois c'est presque rien...
C'est comme un rêve, comme un jeu
Des pensées prises dans des perles d'eau claire
Je t'envoie des journées entières
Des chats posés sur les genoux
Des murs couverts de fleurs que tu préfères
Et de la lumière surtout
Rien que des musiques légères
Une source entre deux cailloux
Du linge blanc sur tes années de guerre
C'est tout ce que je sais faire c'est tout...
Tu vois c'est presque rien...
C'est tellement peu
C'est comme du verre, c'est à peine mieux
Tu vois c'est presque rien...
C'est comme un rêve, comme un jeu
Des pensées prises dans des perles d'eau claire
Doo doo doo do
o doo ...
J'ai confié ma peine au peuple des fontaines
Pour qu'un jour tu reviennes te pendre à mon bras
Dimanche et semaine ne sont qu'une chaîne
De ces jours gris qui n'en finissent pas
Des rues où je traîne toujours, toujours
Toujours me reviennent ces instants trop courts
Le Rhône, ou la Seine, Rimbaud ou Verlaine
Rien ne m'en consolera
Princеs et souveraines, simplеs comédiennes
Comme des dizaines d'amants maladroits
Ont gravé les mêmes stupides rengaines
Les mêmes soupirs aux mêmes endroits
Des rues où je traîne toujours, toujours
Toujours me reviennent ces instants trop courts
Les seules qui comprennent, qui sachent où ça mène
Fontaines, dîtes-moi
Vous qui en avez tant écouté
Vous qui ne sauriez pas mentir
Est-ce qu'elles savent pardonner ces belles pour qui l'on respire?
Les avez-vous vues s'approcher
Penchées sur vos reflets saphir?
Dire qu'on peut tout recommencer? Cherchez bien dans vos souvenirs
Cherchez bien
J'ai confié ma peine au peuple des fontaines
Pour qu'un jour me revienne le bruit de tes pas
Je donnerais tout Göttingen
Toutes les Suzanne de Cohen
Pour ce jour béni où tu me reviendras
Je donnerais tout Göttingen
Toutes les Suzanne de Cohen
Pour ce jour béni où tu me reviendras
Deux ou trois anges autour
Toujours en sentinelles
Des papillons aux ailes lourdes
De cannelle
Y'a pas de raison que ce soit confidentiel
Chaque fois que je te vois, que je t'appelle
La vie me donne ce que j'attends d'elle
Dans chaque bar, chaque coin de rue
Chaque chapelle
Tout le monde voit bien que sans toi
Je dérive au diesel
Toi t'as les clefs de tout, de la Tour Eiffel
C'est de là -haut que tu colores l'arc-en-ciel
C'est pour ça que je t'appelle "Bonne nouvelle"
J'entends les cuivres, les cordes, les cors
Les violoncelles
Je vois le monde loin, loin
Sous mes échelles
La nature a beau faire le lait, le miel
Le grand, l'inestimable, l'Essentiel
C'est toujours mieux sous ton ombrelle
Bonne nouvelle
Je me battais comme tout le monde
Pour quitter mes ombres profondes
Des tunnels
Dans la grande course d'obstacles
Je t'attendais comme un miracle
Un Noël
Il est venu mon jour de chance
Ni en retard, ni en avance
Ponctuel
Quand t'as allumé ton sourire
J'ai pu enfin m'entendre dire
La vie me donne ce que j'attends d'elle
La vie me donne ce que j'attends d'elle
Comme ça ce serait donc moi le gars aux yeux
Pleins d'étincelles
Celui qui connaît toutes tes couleurs de rimmel
À chaque fois que nos doigts s'entremêlent
Est-ce que tu sens les nuages à tes semelles
Et si c'était éternel...
Dans quelque temps, dans quelques tours
De carrousel
Quand je t'écrirai des mots d'amour
Poivre et sel
Y'a pas de raison que ce soit confidentiel
Je dirai comme à chaque fois que je t'appelle
La vie me donne ce que j'attends d'elle
La vie me donne ce que j'attends d'elle
La vie me donne ce que j'attends d'elle
Bonne nouvelle, bonne nouvelle
Je me battais comme tout le monde...
Dans la grande course d'obstacles ...
"Petite Marie", le clip officiel de 1991 disponible pour la première fois en version restaurée.
Titre extrait du premier album de Francis Cabrel " Les Murs de la Poussière " sorti en 1977
Petite Marie c'est le titre qui lance sa carrière , ode amoureuse composée pour sa femme Mariette
Paroles
Petite Marie je parle de toi
parce qu'avec ta petite voix
tes petites manies
t'as versé sur ma vie
des milliers de roses.
Petite furie je me bats pour toi
pour que dans mille ans de ça
on se retrouve à l'abri
sous un ciel aussi joli que des milliers de roses.
Je viens du ciel et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi
Et d'un musicien qui fait jouer ses mains
Sur un morceau de bois
De leur amour plus bleu que le ciel autour.
Petite Marie je t'attends transi sous une tuile de ton toit
le vent de la nuit froide
me renvoie la ballade que j'avais écrite pour toi.
Petite furie tu dis que la vie
c'est une bague à chaque doigt
au soleil de Floride moi, mes poches sont vides
et mes yeux pleurent de froid.
Je viens du ciel et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi
Et d'un musicien qui fait jouer ses mains Sur un morceau de bois
De leur amour plus bleu que le ciel autour.
Dans la pénombre de ta rue
petite Marie m'entends-tu ?
Je n'attends plus que toi pour partir.
Dans la pénombre de ta rue
petite Marie m'entends-tu ?
Je n'attends plus que toi pour partir.
Je viens du ciel et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi
Et d'un musicien qui fait jouer ses mains
Sur un morceau de bois
De leur amour plus bleu que le ciel autour.
......
Site officiel de l'artiste
Paroles
Le jour se lève à peine,
Je suis déjà debout,
Et déjà je promène
Une lame sur mes joues.
Y'a le café qui fume,
L’ascenseur qui m’attend
Et le moteur que j’allume
M’aident à prendre lentement...
À prendre ma place dans le trafic...
À prendre ma place dans le trafic.
J’aimerais que quelqu’un vienne et me délivre,
Mais celui que je viens de choisir
M’a donné juste assez pour survivre
Et trop peu pour m’enfuir.
Je reste prisonnier de mes promesses
À tous ces marchands de tapis
Qui me font dormir sur de la laine épaisse,
Et qui m’obligent au bout de chaque nuit...
À prendre ma place dans le trafic...
À prendra ma place dans le trafic.
Et quand je veux parler à personne,
Quand j’ai le blues,
Je vais décrocher mon téléphone
Et je fais le 12.
Je suis un mutant, un nouvel homme,
Je ne possède même pas mes désirs,
Je me parfume aux oxydes de carbone,
Et j’ai peur de savoir comment je vais finir.
Je regarde s’éloigner les rebelles
Et je me sens à l’étroit dans ma peau,
Mais j’ai juré sur la loi des échelles,
Si un jour je veux mourir tout en haut,
Il faut que je prenne ma place dans le trafic...
Que je prenne ma place dans le trafic.
Et quand je veux parler à personne,
Quand j’ai le blues,
Je vais décrocher mon téléphone
Et je fais le 12
Parce que quoi que je dise,
Quoi que je fasse,
Il faut que passent les voitures noires.
Je suis un mutant, un nouvel homme,
Je ne possède même pas mes désirs,
Je me parfume aux oxydes de carbone,
Et j’ai peur de savoir comment je vais finir.
Il y a tellement de choses graves
Qui se passent dans mes rues
Que déjà mes enfants savent
Qu’il faudra qu’ils s’habituent
Il faudra qu’ils s’habituent
Il faudra qu’ils s’habituent…
À prendre ma place dans le trafic...
Ma place dans le trafic…
Francis Cabrel offre à son public un inédit enregistré en novembre dernier pendant sa tournée québécoise.
Admirateur des textes de Leonard Cohen, il a choisi d’adapter en français " Zuzanne "
"Il n'est pas facile à traduire Leonard Cohen , j'ai tenté de rester au plus près possible du texte originel et la chanson , vous la connaissez , elle s'appelle Zuzanne"
Suzanne t'emmène loin chez elle
Près de la rivière
Tu peux voir les bateaux partir
Tu peux rester la nuit entière
Tu sais comme elle peut être folle
Et c'est d'ailleurs ce qui doit te plaire
Elle t'offre du thé et des oranges
Qui arrivent tout droit de Chine
Et quand tu t'apprêtes à lui dire
Que t'as aucun amour pour elle
Elle, elle t'emporte sur son onde
Et laisse la rivière répondre
Que tu as toujours été son rêve
Et tu veux voyager près d'elle
Voyager les yeux fermés tu sais
Elle peut tout te confier quand ton esprit
S'en vient toucher son corps parfait
Jésus était un marin
Qui savait marcher sur la mer
Il passait du temps tout en haut
De sa tour de bois solitaire
Jusqu'à ce qu'il voit que seuls les noyés
Avaient récité ses prières
Il dit "tous les hommes doivent naviguer"
"Jusqu'à ce que la mer les délivre"
Et il fut lui-même emporté avant que le matin arrive
Abandonné, presque humain
Il a coulé derrière ta sagesse comme une pierre
Tu veux voyager près de lui
Voyager les yeux fermés
Tu sais que tu peux tout lui confier quand son esprit
S'en vient toucher ton corps parfait
Suzanne prend ta main
Dans le petit jour revenu
Elle porte ses habits fripés
Qu'elle trouve à l'Armée du Salut
Le soleil fond comme du miel
Sur la belle Notre-Dame du Port
Elle, elle te montre où regarder
Entre les déchets et les fleurs
Y a ces héros pris dans les algues
Ces enfants dans le matin clair
Tous s'inclinent devant l'amour
Et s'inclineront pour toujours
Devant Suzanne qui tient son miroir
Et tu veux voyager près d'elle
Voyager les yeux fermés, tu sais
Que tu peux tout lui confier
Quand son esprit s'en vient toucher ton corps parfait
Suzanne t'emmène loin chez elle
Près de la rivière
Tu peux voir les bateaux partir
Tu peux rester la nuit entière
Tu sais qu'elle est à moitié folle
Et c'est d'ailleurs ce qui doit te plaire
Paroles
À l’aube revenant, les amants se relèvent
Descendent de leur rêve, encore ruisselants
Chaque geste est urgent puisque le jour se lève
La tempête s’achève en murmures brûlants
Ils s’étaient perdus dans l’obscurité profonde
Là les étoiles se fondent au jour apparaissant
À leur pas hésitant on sent la fin du monde
Encore une seconde... encore un instant
Le souffle qu’on entend, c’est deux cœurs qui s’arrachent
Une main se détache et l’autre la reprend
Aux yeux, l’égarement des oiseaux qu’on relâche
Et qui cherchent où se cache le piège qu’on leur tend
Au moindre éloignement, la vie qui les oblige
Le vide, le vertige et faire semblant
Ils se couvrent de serments, se jurent de poursuivre
Leur course en équilibre sur les pierres des torrents
À l’aube revenant
Chacun séparément continuera le rêve
Le seul qui les soulève et les garde vivants
C’est éternellement qu’ils se croyaient soudés
Et même l'éternité, pour eux c’est pas assez longtemps
Ils étaient deux passants dans l’anonyme foule
Dans ce fleuve qui roule, dans la masse des gens
Ils se sont reconnus un peu trop tard peut-être
Mais c’est se reconnaître en vrai qui est important
À l’aube revenant, les amants se relèvent
Descendent de leur rêve, encore ruisselants ...
D'autres chansons de Francis Cabrel
Te ressembler ( dédiée à son père )
Octobre + activité pour travailler le futur simple
Chanson du nouvel album de Francis Cabrel " À l'aube revenant"
Paroles
T’as jamais eu mon âge
T’as travaillé trop dur pour ça
Toutes les heures du jour à l’usine
À l’entrée du village, le soir deux jardins à la fois
Et tout ça, pour que tes enfants mangent
Ça je le sais bien, j’étais là
Ça en prenait du courage
Pour se lever à ces heures-là
Bien avant le jour et partir dans le pâle éclairage
À mains nues sur le guidon froid
Et tout ça, pour que tes enfants dorment
Ça je le sais bien, j’étais là
J’aurais voulu te ressembler, je le jure
Mais voilà, il suffit pas de vouloir
C’était pas dans ma nature
T’as vraiment dû t’interroger, je suis sûr
Un jour, j’ai croisé une guitare
J’ai vécu comme on s’amuse
T’avais les pieds sur terre
Et j’étais tous le contraire
On s’est pas dit « Je t’aime »
On s’est pas serrés dans les bras
Concernant l’amour il fallait, tout deviner nous-mêmes
On nous laissait grandir comme ça
Et tu vois, on a grandi quand même
Je le sais bien, j’étais là
D’avoir eu tant de chance
Quelquefois je me sens fautif
Je regarde autour
Ma maison est immense
Et mon jardin décoratif
Et je sais depuis ton lointain au-delà
T’as gardé un œil sur moi
J’aurais voulu te ressembler, je le jure
Mais voilà, il suffit pas de vouloir
C’était pas dans ma nature
T’as vraiment dû t’interroger, je suis sûr
Un jour, j’ai croisé une guitare
J’ai vécu comme on s’amuse
T’avais les pieds sur terre
Et j’étais tous le contraire, tout le contraire
T’as jamais eu mon âge
T’as travaillé trop dur pour ça …